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Qui est-il ?

Saulcy-sur-Meurthe

Créée en 1921, cette Nécropole regroupe les corps exhumés des cimetières de guerre du col du Bonhomme, de la Schlucht, de Gérardmer, de Mandray, du Valtin et de la Croix-aux-Mines.

Nécropole Nationale de Saulcy-sur-Meurthe

4 nécropoles nationales : à Bertrimoutier, La Fontenelle, Saint-Dié, Saulcy-sur-Meurthe.

En une superficie totale de 14 hectares, elles ont recueilli les corps de 7535 militaires français Morts pour la France et les corps de 25 Alliés (Roumains, Russes) morts pour leur Patrie, tombés durant la Première Guerre mondiale et qui reposent en sépultures individuelles et en ossuaires.

Ces quatre nécropoles ont été créées pendant et après la Grande Guerre, agrandies lors des années Vingt par des regroupements de corps exhumés de cimetières militaires de l'ex-front, de carrés militaires de cimetières communaux, ou de tombes isolées, qui furent désaffectés.

Le 10 avril 1924, le Conseil municipal de Bertrimoutier et son maire, C. TOUSSAINT demandèrent au ministre des Pensions le maintien définitif de la nécropole sur sa commune. Après acquisition des terrains par l'Etat de 1921 à 1928, les quatre nécropoles devinrent nationales, constituées de sépultures perpétuelles.

Nécropole Nationale de Saulcy-sur-Meurthe en 1934

Dans les années Trente, elles furent aménagées, embellies par la pose de portails, de murets, la plantation de massifs floraux, tandis que de nouveaux emblèmes religieux en ciment remplaçaient sur les tombes les anciens en bois.

Les 25 Alliés qui y reposent sont des prisonniers de guerre décédés de maladie ou de mauvais traitements lors de leur captivité dans les lignes allemandes où ils étaient forcés à divers travaux.

Ci-dessus, la Nécropole de Saulcy-sur-Meurthe en 1934. ( Cliquez pour agrandir )

A Saint-Dié et à Saulcy-sur-Meurthe, des monuments aux morts ont été édifiés en 1927 et en 1930 par l'Union nationale des Combattants.

Ces quatre nécropoles nationales sont entretenues à perpétuité par l'Etat qui en assure la pérennité (lois du 29.12.1913, du 31.7.1920, décret du 25.9.1920)

>> Carte postale de la Nécropole de Saulcy datant de sa création.

Le contexte historique : la guerre de positions, Vosges 1914-1918

En août 1914, suite à l'échec de l'offensive française en Lorraine, les 2è et 1ère armées (généraux de CASTELNAU, DUBAIL) battent en retraite vers la Meurthe.

Mais la bataille de la Trouée de Charmes, suivie de celle de la Mortagne (24 août-9 septembre) sont gagnées par les Français qui battent les 6è et 7è armées impériales allemandes.

Dès le 25 août, les combats se déchaînent dans la région Rambervillers-Raon-l'Etape. Attaques et contre-attaques s'y succèdent sans arrêt durant de longs jours. Le 27, l'ennemi passe la Meurthe, s'empare de Saint-Dié défendue par le 14è corps d'armée (général POURADIER-DUTEIL) où des combats des rues se déroulent (les 51è, 62è B.C.A., 30è R.I. s'y défendent) où les Allemands se livrent à des exactions durant les deux semaines d'occupation. Les 27è, 28è, 58è D.I. continuent les combats au sud de la ville. Le 28 août, les 75è et 99è R.I.contre-attaquent dans les faubourgs de Saint-Dié, aux Tiges. Le 6 septembre, le 14è C.A. et le groupement du général PUTZ reprennent l'offensive. Le général BATAILLE (41è D.I.), des chasseurs alpins, est tué au col du Bonhomme.

Du 30 août au 8 septembre, la 41è D.I. dont les fantassins, les artilleurs rivalisent d'héroïsme se bat au col des Journaux repris par les 23è, 133è R.I., 5è B.C.A.

Partout vaincues, les unités ennemies reculent dès le 11 septembre. Ce jour là, les Français rentrent à Saint-Dié en partie incendiée. Repliés, les Allemands s'accrochent au massif d'Ormont, au Donon, aux cols de Saales et de Sainte-Marie. Le 14 septembre se déroule le combat de la Fontenelle, au nord de Saint-Dié où la 41è D.I. avance. Le 18, le 133è R.I prend Germainfaing. Jusqu'au 23, le 23è R.I. attaque le massif d'Ormont où il s'organise sur les positions conquises. A partir de 17, le 152è R.I. attaque le Spitzemberg qui domine la vallée de la Fave, où ses compagnies subissent de lourdes pertes. Le sommet pris le 20 est aussitôt pilonné par l'artillerie allemande.

8 juillet 1915. Colonne de prisonniers allemands pris à la Fontenelle

Tranchées, boyaux sont creusés partout, protégés de barbelés d'où fusils et mitrailleuses font des tirs meurtriers. La lutte va s'amplifier en 1915 : l'artillerie sera plus puissante, les fantassins utiliseront grenades, torpilles, liquides enflammés, gaz. A mi-1916, les combats se ralentiront.

Le 7 octobre 14, les Français s'emparent du Violu près du col de Sainte-Marie. En décembre, la lutte est très dure à la Tête des Faux.

Les combats font rage durant des mois entiers à la Fontenelle, où la guerre de mines, sous terre, se déclenche, à partir de mars 1915, à la cote 627. Le 22 juin, le front du 23è R.I. est enfoncé par une attaque qui prend 627. Les 37è R.I.C. et 43è R.I.T. montent en renfort. Le 8 juillet, la cote 627 est reprise par les 23è, 133è R.I. et 43è R.I.T. qui prennent le 24 le hameau de Launois. Les Allemands contre-attaquent sans cesse.

La 41è D.I. est relevée le 11 juin 16 pour aller dans la Somme. En 1916, la lutte diminue d'intensité dans les Vosges. Les unités en ligne en 1917-18 ont des fronts plus étendus à défendre où se développe une activité de patrouilles et coups de mains.

C'est dans ces secteurs que le G.Q.G. qualifie de "calmes", que les unités américaines, comme la 42è D.I.U.S. montent en ligne auprès des Français pour y faire l'apprentissage de la guerre avant d'être opérationnelles en 1918 dans l'Aisne, la Marne, la Meuse, la Somme, etc.

Le 11 novembre 18, à 11h, le cessez-le-feu retentit sur le front des Vosges que l'ennemi évacue à partir du 12 pour regagner l'Allemagne suivi par les Alliés.